Les écrevisses

Peu de Québécois urbains savent que l’écrevisse fait vraiment partie de notre patrimoine culinaire. On l’associe davantage à la cuisine de nos cousins louisianais ou à la grande cuisine française qui sait bien le cuisiner. Or, il y a des écrevisses, partout au Québec, aussi bien dans le nord, à la Baie James, en Basse-Côte-Nord, que dans le lac Saint-Pierre, entre Trois-Rivières et Montréal. Il y en avait beaucoup, au siècle dernier, à Montréal et sur la Rive-Sud, entre les rapides de Lachine et Longueuil. C’était même considéré comme un aliment de pauvre, un peu comme le homard d’ailleurs. La parenté entre les deux est évidente même si la chair de l’écrevisse est minime à côté de celle du homard et moins forte en goût. Il faut être patient pour en avoir à son gout. La cuisine française les prépare surtout en bisque. Nos ancêtres montréalais en faisaient aussi des soupes avec du riz, du poireau et de l’ail. Les autochtones les mangent surtout avec de la bannique et du beurre, pour mieux les gouter. Si l’expérience vous intéresse, on peut en acheter des frais dans les grandes poissonneries de Montréal et de Québec, pendant l’été, ou des congelés, en hiver.